Historique

vanrechemLe 19 janvier 1914 fut fondé "l'asile du Beau Vallon" par six sœurs de la Charité de Jésus et de Marie de Gand. C'est l'arrêté Royal du 09 avril 1912 qui  a fait du Beau Vallon le second institut pavillonnaire de Belgique pour femmes et enfants aliénés indigents. Le premier asile se situait à Melle (Gand).

Cet arrêté royal fut promulgué suite à une lettre que Monseigneur Van Reckem envoya au Ministère de la Justice dans laquelle il proposait d'ériger un nouvel asile pavillonnaire à Saint-Servais. 

Seront édifiés tour à tour la chapelle, le couvent, l'administration et cinq pavillons : Observation (désaffecté) – Infirmerie (bâtiment démoli et reconstruit pour la Neuropsychiatrie) – Providence (actuellement service technique et achat) – Espérance (détruit) – Albert (actuellement l'école).

Ensuite seront construits Bon Secours (Détruit en 2012) et Elisabeth (l'école actuelle).historique3

Dès février 1914, le premier médecin est engagé et le 2 mai de la même année, est admise la première patiente.  Les malades arrivent des provinces de Namur et du Luxembourg, des arrondissements de Huy et de Charleroi qui ne possèdent pas d'asile pour femmes aliénées.

Durant la première guerre mondiale, l'asile est assiégé. 

Un nombre important de malades arrivent de partout de Belgique et de France.

Dans les années vingt, l'asile fonctionne au maximum de ses capacités et doit refuser des patientes par manque de place.  Les enfants accueillis sont envoyés dans un institut à Bouge pour laisser la place aux femmes adultes aliénées.

On assiste à l'ouverture du pavillon Léopold (actuellement Tamaris) en 1923, des pavillons Charles (actuellement Réhabilitation) et Sainte-Agnès (bâtiment démoli et reconstruit pour la Clinique du Parc) en 1924 et du pavillon Marie-José (actuellement Jasmins) en 1925.

En 1924, le Beau Vallon profite de la nouvelle législation et devient une ASBL.

Avant la deuxième guerre mondiale, les patientes étaient occupées par du travail (nettoyage, jardinage) et des distractions (foires, cinéma).

Dans les années cinquante, le Beau Vallon devient "le Sanatorium pour malades mentales tuberculeuses" de toute la partie francophone du pays. 

En 1957, construction de la clinique Regina Pacis et transformation du pavillon Elisabeth en École Ave Maria. Au départ destinée à la formation des gardes malades psychiatriques, cette école se spécialise dans les études d'infirmières psychiatriques. Ouverture du centre de réadaptation en 1975 et de la nouvelle observation (actuellement les Bleuets) en 1978.

historique18Dans les années septante, la communauté des religieuses, confrontée aux problèmes des vocations, sollicite le concours de personnes laïques.  C'est pourquoi, parallèlement à l'ASBL des Sœurs de la Charité, se constitue une nouvelle ASBL,  "l'Institut du Beau Vallon" dont le conseil d'administration se compose de religieuses et de laïcs.

En 1974, commence la collaboration entre l'Institut du Beau Vallon et l'Université Catholique de Louvain (UCL). Cette collaboration permet la formation pratique des assistants en médecine puisque les francophones de l'université ne peuvent plus exercer la psychiatrie à Lovenjoel en raison de la question linguistique.

Autrefois, la majorité du personnel était un personnel religieux.  La laïcisation est apparue suite aux modifications intervenues après Vatican II, à la diminution des vocations, aux lois sur la gestion des hôpitaux et aux progrès médicaux qui ont contribué à l'engagement de spécialistes à l'hôpital.

En 1982, la sœur supérieure de la communauté et directrice de l'Institut quitte sa fonction.  Elle est la dernière directrice religieuse de l'Institut.

En 1983, l'ASBL prend la dénomination de "Institut psychiatrique du Beau Vallon à Saint-Servais" et a pour objet la gestion de l'institution.

Les progrès dans de nombreux domaines ont largement contribué à l'engagement de nouveaux travailleurs à l'Hôpital.

Ainsi, par exemple :

    • ­les premier(e)s ergothérapeutes et kinésithérapeutes sont engagé(e)s en 1966
    • l'assistante sociale en 1967
    • le psychologue en 1970
    • les médecins assistants en 1974
    • la diététicienne en 1979
    • les médecins généralistes en 1988
    • l'infirmière hygiéniste en 1991
    • …  

Aujourd'hui, le Beau Vallon appelé anciennement sanatorium, ensuite institut, porte  le nom d'Hôpital Psychiatrique du Beau Vallon, ce qui correspond mieux à sa fonction première de soins et de traitement.